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« Toute impression simple s'accompagne d'une idée
correspondante et toute idée simple d'une impression correspondante.
De cette conjonction constante des perceptions semblables, je conclus
immédiatement qu'il y a une grande connexion entre nos impressions et
nos idées correspondantes et que l'existence des unes exerce une
influence considérable sur l'existence des autres. Une telle
conjonction constante, dans un nombre aussi illimité de cas, ne peut
jamais naître du hasard; mais elle montre clairement qu'il y a une
dépendance des impressions par rapport aux idées ou des idées par
rapport aux impressions. Pour savoir de quel côté se trouve cette
dépendance, j'envisage l'ordre de première apparition; et je trouve,
par expérience constante, que les impressions simples précèdent
toujours les idées correspondantes et que l'ordre inverse ne se
produit jamais. Pour donner à un enfant l'idée de l'écarlate ou de
l'orange, du doux ou de l'amer, je lui présente les objets, ou, en
d'autres termes, je lui communique ces impressions; mais je ne
procède pas assez absurdement pour tenter de produire les impressions
en éveillant les idées.
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