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» Cette obligation ne diffère pas de celle qui s'impose à tous
les commerçants : leur condition est toute de cérémonie, le public
réclame d'eux qu'ils la réalisent comme une cérémonie, il y a la
danse de l'épicier du tailleur, du commissaire priseur, par quoi ils
s'efforcent de persuader à leur clientèle qu'ils ne sont rien d'autre
qu'un épicier, qu'un commissaire-priseur, qu'un tailleur. Un épicier
qui rêve est offensant pour l'acheteur, parce qu'il n'est plus tout
à fait un épicier. La politesse exige qu'il se contienne dans sa
fonction d'épicier, comme le soldat au garde-à-vous se fait
chose-soldat avec un regard direct mais qui ne voit point, qui n'est
plus fait pour voir, puisque c'est le règlement et non l'intérêt du
moment qui détermine le point qu'il doit fixer (le regard "fixé à dix
pas").
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