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L'homme, comme toute chose, recherche sa propre conservation. Il ne
peut, de ce fait, vouloir ce qui lui est néfaste; au contraire sa recherche
va se porter sur ce qui lui est utile.
On n'est pas plus libre de désirer que d'être, pour Spinoza. Le désir
est premier en l'homme, de même que l'être. L'objet du désir sera donc
secondaire par raport au désir lui-même. Ainsi, aucune chose n'est bonne ou
mauvaise en soi, mais c'est le désir qui nous conduit vers elle qui nous la
fait trouver bonne. Le rapport du désir et du jugement se trouve, ainsi,
inversé; nous ne sommes pas déterminés par l'entendement mais par le désir.
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