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« Dans certaines maladies et, de fait, justement dans les
névroses, que nous étudions, il en est autrement. Le moi se sent mal
à l'aise, il touche aux limites de sa puissance en sa propre maison,
l'âme. Des pensées surgissent subitement dont on ne sait d'où elles
viennent; on n'est pas non plus capable de les chasser. Ces hôtes
étrangers semblent même être plus forts que ceux qui sont soumis au
moi.
(...) La psychanalyse entreprend d'élucider ces cas morbides
inquiétants, elle organise de longues et minutieuses recherches, elle
se forge des notions de secours et des constructions scientifiques,
et, finalement, peut dire au moi : "Il n'y a rien d'étranger qui se
soit introduit en toi, c'est une part de ta propre vie psychique qui
s'est soustraite à ta connaissance et à la maîtrise de ton vouloir.
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