DESCARTES : LE MORCEAU DE CIRE 4

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              » Non certes, ce n'est pas cela, puisque je la conçois 
       capable de recevoir une infinité de semblables changements et je ne
       saurais néanmoins parcourir cette infinité par mon imagination, et
       par conséquent cette conception que j'ai de la cire ne s'accomplit
       pas par la faculté d'imaginer.
       Qu'est-ce maintenant que cette extension ? N'est-elle pas aussi
       inconnue, puisque dans la cire qui se fond elle augmente, et se
       trouve encore plus grande quand elle est entièrement fondue, et
       beaucoup plus encore quand la chaleur augmente davantage ? Et je ne
       concevrais pas clairement et selon la vérité ce que c'est que la
       cire, si je ne pensais qu'elle est capable de recevoir plus de
       variétés selon l'extension, que je n'en ai jamais imaginé. Il faut
       donc que je tombe d'accord, que je ne saurais pas même concevoir 
       par l'imagination ce que c'est que cette cire, et qu'il n'y a que 
       mon entendement seul qui le conçoive; je dis ce morceau de cire en
       particulier, car pour la cire en général, il est encore plus évident.