DESCARTES : LE MORCEAU DE CIRE 3

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              » Peut-être était-ce ce que je pense maintenant, à savoir que
       la cire n'était pas ni cette douceur de miel, ni cette agréable odeur
       de fleurs, ni cette blancheur, ni cette figure, ni ce son, mais
       seulement un corps qui un peu auparavant me paraissait sous ces
       formes, et qui maintenant se fait remarquer sous d'autres. Mais
       qu'est-ce, précisément parlant, que j'imagine, lorsque je la conçois
       en cette sorte ? Considérons-la attentivement, et éloignant toutes
       les choses qui n'appartiennent point à la cire, voyons ce qui reste.
       Certes il ne demeure rien que quelque chose d'étendu, de flexible et
       de muable. Or, qu'est-ce que cela : flexible et muable ? N'est-ce pas
       que j'imagine que cette cire, étant ronde, est capable de devenir
       carrée, et de passer du carré en une figure triangulaire ?