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» Mais voici que, cependant que je parle, on l'approche du
feu : ce qui y restait de sa saveur s'exhale, l'odeur s'évanouit,
sa couleur se change, sa figure se perd, sa grandeur augmente, il
devient liquide, il s'échauffe, à peine le peut-on toucher, et
quoiqu'on le frappe, il ne rendra plus aucun son. La même cire
demeure-t-elle après ce changement ? Il faut avouer qu'elle demeure
et personne ne le peut nier. Qu'est-ce donc que l'on connaissait en
ce morceau de cire avec tant de distinction ? Certes ce ne peut être
rien de tout ce que j'y ai remarqué par l'entremise des sens, puisque
toutes les choses qui tombaient sous le goût, ou l'odorat, ou la vue,
ou l'attouchement ou l'ouie, se trouvent changées, et cependant la
même cire demeure.
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