DESCARTES : LE MORCEAU DE CIRE 1

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              « Commençons par la considération des choses les plus
       communes, et que nous croyons comprendre le plus distinctement, à
       savoir les corps que nous touchons et que nous voyons. Je n'entends
       pas parler des corps en général, car ces notions générales sont
       d'ordinaire plus confuses, mais de quelqu'un en particulier. Prenons
       pour exemple ce morceau de cire qui vient d'être tiré de la ruche: il
       n'a pas encore perdu la douceur du miel qu'il contenait, il retient
       encore quelque chose de l'odeur des fleurs dont il a été recueilli;
       sa couleur, sa figure, sa grandeur, sont apparentes; il est dur, il
       est froid, on le touche, et si vous le frappez, il rendra quelque
       son. Enfin, toutes les choses qui peuvent distinctement faire
       connaître un corps se rencontrent en celui-ci.