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« La grandeur de l'homme est grande en ce qu'il se connaît
misérable. Un arbre ne se connaît pas misérable.
C'est donc être misérable que de se connaître misérable ; mais c'est
être grand que de connaître qu'on est misérable.
Penser fait la grandeur de l'homme.
Je puis bien concevoir un homme sans mains, pieds, tête (car ce n'est
que l'expérience qui nous apprend que la tête est plus nécessaire que
les pieds). Mais je ne puis concevoir un homme sans pensée : ce
serait une pierre ou une brute. [...]
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