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Parler de conscience c'est aussi parler de conscience morale. Dire
que l'homme se définit par la consience morale c'est dire qu'il est capable
de distinguer le bien et le mal et de formuler des jugements à partir de là.
Mais, quand Pascal parle de la grandeur de l'homme, il ne pense ni
aux vertus morales, ni aux capacités impressionnantes de l'intelligence
humaine, mais à l'activité de l'esprit dans sa forme la plus générale : la
pensée, et la pensée à son niveau le plus modeste, son niveau de conscience.
Ce qui fait la grandeur de l'homme, c'est qu'il sait, par exemple,
qu'il souffre si on lui fait mal, alors que le feu ne sait pas qu'il nous
brûle... Ainsi, cette prise de conscience, qu'elle soit conscience de notre
bonheur ou de notre malheur, nous élève au dessus de tout ce qui dans
l'univers est purement matériel ou inconscient.
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